Dans un projet d’école « Un enfant Un arbre », la magie du changement induit par la clôture verte agit principalement sur les classes d’élèves qui plantent, car une fois les haies et arbres bien installés, étudier entourés de verdure devient une évidence.
C’est pourquoi, afin que cette magie continue, chaque projet inclut une pépinière où se renouvèlent sans cesse les petits miracles de faire germer des graines d’arbres et de voir grandir les plants. Un plaisir et un défi pour les jeunes mais aussi pour les femmes de la communauté qui vont partager les tâches … et les profits.
Dans les cinq collèges de Dosso, les pépinières ont démarré !
Février – Installation des hangars, en mettant à profit l’expérience des autres écoles :
- surface de 100m2, optimale pour le travail en groupe ; capacité de 6.000 plants ;
- armature en barres de fer, non en bois comme auparavant ;
- toit en « seccos » de tiges de mil, parfait pour se protéger et tirer parti du soleil ;
- proximité du bassin relié au château d’eau, pour un approvisionnement sans faille.
Mars, avril – Poursuite des formations des enseignantes, enseignants et des « mères éducatrices » : thèmes (7) Installer une pépinière, (8) Produire des arbres en pépinière et (9) Bouturer, greffer et marcotter des plants d’arbre.

Mai, juin – Préparation du substrat et remplissage des « pots » par les élèves et mères éducatrices ensemble, et semis du moringa, leur préférence en cette saison ; puis ce seront des manguiers, goyaviers, vitex, ficus, ziziphus, baobabs et citrus !

La pépinière « partagée » entre élèves et femmes de la communauté est LA garantie de durabilité car, au-delà de l’intérêt pédagogique, c’est aussi la perspective des ventes qui motive.
Et ce sont encore les mères qui, pendant les vacances, prendront la relève, secondées par le comité de gestion du collège et le gardien. Peut-on dire que la pépinière scolaire est un « bien commun » ?