C’est à Niamey que tout a commencé il y a 14 ans. Et c’est grâce à l’audace et à la confiance de Kadi, directrice de l’école du quartier Bobiel, que la première clôture verte a pris racines. Des racines tenaces, ancrées dans les réussites et les erreurs.

La directrice Adé a pris le relais de cette expérience « pilote », continuant de transmettre l’esprit et les pratiques Un enfant Un arbre aux nouvelles enseignant(e)s et cohortes d’élèves, toujours plus nombreuses. Depuis longtemps, elle plaide pour un renouveau, un coup de pouce, une étincelle qui ravive la curiosité et la motivation pour les arbres.
Elle a eu gain de cause ! Une pépinière d’arbres est enfin installée (*) : un hangar de 60 m 2 , solide avec sa structure en fer et ses murs de sékos (**). Et depuis janvier un nouveau cycle de formation est lancé, se focalisant d’abord sur les thèmes relatifs à la production des plants : enseignant(e)s et femmes de l’Association des Mères Educatrices apprennent ensemble ; 40 élèves pépiniéristes s’exercent aussi à la pratique. Adé (***) participe à chaque session !

Très vite, 3000 plants sont semés : manguiers, zizyphus, vitex, anacardiers, baobabs, citronniers, goyaviers, caïcedras. Les « mères » s’organisent en deux
groupes qui se relaient pour assurer l’arrosage et l’entretien des plants pendant les vacances des élèves. La directrice est satisfaite : l’étincelle a pris !

(*) Avec le soutien financier de la Fondation belge QiGreen
(**) Nattes en paille de mil.
(***) Adé entre deux institutrices