Les légumes, le « nouveau carburant » !

Comme à l’école Gonzare, les villageoises vont tirer parti des nouvelles conditions dans les huit collèges pour y faire du maraichage, avec l’avantage d’un terrain plus vaste, de 2 à 5 hectares ! Et comme à Gonzare, ce coup de pouce économique va tisser des liens de solidarité en faveur des arbres (*). Tout le monde y gagne : les élèves, la communauté et la nature !

Au village de Bolbol, l’impact est étonnant ! Reconnu pour la vente de carburant à moindre coût via des fraudeurs qui l’apportent du Nigeria voisin, les vendeurs alignaient des bidons de 25 litres au bord « du goudron », pour être vendus aux chauffeurs … ce qui apportait beaucoup d’argent, mais profitait aussi aux terroristes qui se déplacent à motos dans la zone. L’Etat a donc interdit ce trafic, privant les hommes de ce commerce qui permettait de nourrir leur famille.
Dès le feu vert donné par les autorités de l’Education Nationale, plus de 80 femmes ont répondu présentes, dépassant largement les 20 attendues. Elles ont aussitôt aménagé leur « champ » et l’ont couvert de verdure de toutes espèces : poivrons, piments vert, tomates, salades, choux, pommes de terre, oignons. L’économie du village a ainsi basculé du carburant aux légumes !

(*) Et comme pour le projet Gonzare, le soutien financier pour le matériel, les semences, les formations … etc. provient de la Fondation belge Gillès.